Merci Google !

La pénalisation de Buzzea a un tout autre impact que les actions précédentes de Google. Pénalités manuelles (jcpenney, interflora, expedia) comme manchots et pandas n’avaient par marqué les esprits du « grand public ».

Là c’est fait : le nombre de blogs totalement hors de la seosphere sur lesquels on s’affole pour les nofollow, les liens vendus, le nombre de blogueuses du dimanche expliquant doctement ce qu’est un nofollow est comment le placer, entre deux millefeuilles et trois lolcats, le prouve. Google a atteint son but.

Buzzea revendiquait, je crois, plus de trente mille blogs. Les méthodes de la société étaient manifestement nettement plus agressives commercialement que celles de ses concurrents, et surtout, le « recrutement » était positionné différemment. Je reçois régulièrement des mails d’invitation de Teliad, pour certains de mes blogs, je n’en ai jamais reçu de la part de Buzzea.

Ayant eu des infos, et vu des articles « buzzea », j’en ai conclu que :

  • Buzzea vendait pas cher, donc s’adressait surtout à des gens qui ne connaissaient pas la valeur de leurs liens (et avait encore baissé les prix en début d’année)
  • Buzzea n’avertissait pas sur les risques
  • Buzzea se foutait de la gueule du monde, de ses annonceurs et de ses blogueurs en faisant mettre un lien vers son site dans les articles vendus

Il était extrêmement facile de cibler avec certitude qui avait vendu ou acheté des liens. Et de lancer un pavé dans la marre, avec le maximum de retentissement possible.

Autrement dit, Google ayant le sentiment d’avoir averti « autant qu’il pouvait » les webmasters, il lui restait à trouver un canal de communication pour avertir ceux qui ne se souciaient pas vraiment de sa communication. Les blogueurs parlent aux blogueurs…

L’économie de la prohibition

L’interdiction du « lien factice » est donc maintenant bien comprise.

« Bien » étant d’ailleurs tout relatif, puisque je reçois maintenant des demandes de retrait pour des liens en no follow.

Ce n’est pas pour cela que les liens vont arrêter de se faire, de s’échanger ou de se vendre. Simplement, cela demandera plus de travail pour échapper aux algos de Google, les risques seront plus grands…

donc le lien va être plus cher.

Tout comme la prohibition de l’alcool aux Etats-Unis a fait la fortune des bootleggers, la prohibition de la vente de liens va faire engraisser ceux qui vont continuer à vendre du lien. Cela se fera sans doute plus discrètement encore, mais cela ne cessera pas. Jusqu’au jour où Google lèvera la prohibition.

Et la bonne nouvelle, c’est que « Google n’est pas la loi », et Matt Cutts n’est pas Eliott Ness !

Affiche du film "Les Incorruptibles"

Les Incorruptibles

25 commentaires

  1. Décidément, les deux-pattes m’étonneront toujours ! (Je rappelle que je suis un chat (siamois de surcroît) et que j’appelle ainsi ceux que vous appelez, ô lecteur, les humains.)
    Je découvre qu’il est possible d’acheter des liens et que c’est interdit… sauf quand c’est google le vendeur (me trompé-je ?) et que les Etats-Unis reproduisent ce qui avait déjà fait la fortune de quelques-uns (au temps de la prohibition comme il est rappelé dans l’article). N’appelle-t-on pas ces quelques-uns la mafia ? (Je suis chat et donc naïf dans mes questions).
    Nouveau-venu dans cet océan qu’est le web, mais pratiquant l’écriture depuis de plus nombreuses années, j’ai découvert une sémantique très orientée pratico-pratique (via html) et une étendue sur laquelle mon frêle esquif tente déses pérément de se faire repérer… (Ce que les pilotes de pétroliers géants nomment le référencement, je crois)
    J’ai évidemment accumulé les erreurs du fait de mon ignorance. En même temps, je remercie tous les pilotes experts qui diffusent autour d’eux leurs informations. Cela permet aux pilotes inexpérimentés (dont je suis) de découvrir parfois une voile qui permet de mieux prendre le vent ou des méthodes de signalisation pour faire entendre ma singularité de parole.
    Pour en revenir à notre meilleur ami, Google, je trouve amusant (et logique, quelque part) que le plus puissant monopole jamais établi depuis la révolution industrielle soit le gendarme du territoire qu’il contrôle.
    La mythologie américaine repose sur le western et son Far-West, la toile est ce nouveau far-west dans lequel se joue de nouveaux westerns… Et nous sommes en plein dedans.
    Comment un chat va-t-il pouvoir survivre ?

    Répondre à Eschylle
  2. Cher Eschylle,

    ma Pompon qui ronronne à côté de moi vous passe le miaou :) 

    Il y a un point sur lequel vous vous trompez, mais peut on le reprocher à un matou qui s’aventure dans le monde fou des deux-pattes-à-clavier ? Google ne vend pas de liens, et ne l’a jamais fait. Google vend de la pub, mais cette pub n’influence aucunement le positionnement dans les résultats naturels. Google n’a jamais interdit de « vendre des liens » , du moment qu’on les identifie avec un « nofollow » qui lui permet de les identifier comme pub, et donc, de ne pas en tenir compte pour le positionnement dans le web.
    En revanche, Google apprécie fort peu qu’on essaye de le couillonner en vendant des liens pour des sites sans aucun intérêt, juste parce que ces sites payent pour être mieux placés que les autres. 

    Le monde du référencement est effectivement une mafia, d’ailleurs l’emblème de ceux qui font « des choses que Google n’aime pas » est un superbe Borsalino noir :) comme quoi… On y trouve d’ailleurs toutes les guerres de clans, les sales coups et les pratiques de la « vraie mafia ». 

    Mais rassurez vous, un chat a dit-on, neuf vies, vous allez survivre :)

    Répondre à Marie-Aude
  3. Ne me sentant pas à mon aise pour déterminer la frontière entre le bien et le mal, je n’en retiens que quelques enseignements qui me font doucement rire. Nous ne prenons pas assez au sérieux la menace d’une situation d’oligopole, sur un environnement appelé les internets en passe de virer au singulier.
    Loin de toutes les idéologies révolutionnaires et souvent contre-productives, c’est chaque jour un peu plus sa tombe que le géant américain creuse.
    La seophère n’a pas de voix, il faut l’admettre, mais c’est une gronde plus profonde qui monte, doucement mais surement.
    Car derrière la magie du ranking et des techniques et méthodes, se cache des emplois, des commerçants, des industries légitimes qui comprennent peu à peu que l’étau se resserre pour tout à chacun.
    Je vais terminer par une toute petite note d’espoir, et désolé si je suis hors sujet sur le cas isolé des blogueuses qui ne m’intéresse pas outre mesure.
    Les plus grandes révolutions ne sont pas nées pendant les crises mais bien après les plus grandes révolutions industrielles et économiques.
    le cas du printemps arabe est un cas isolé (et encore dans le fond c’est bien le cas)…
    Meilleurs voeux Marie Aude
    Loïc

    Répondre à Loic
  4. Content de te lire (ça faisait longtemps quand même) ! Ha ça pour frapper un grand coup … Google vient de faire prendre conscience de l’enjeu d’un lien, et surtout comme tu le dis « sa valeur ». Le référencement est en train de faire un pas en arrière, il est d’usage de retirer des liens plutôt que d’en faire de nos jours ;)

    Répondre à Rodrigue
  5. Une réflexion qui mérite d’être lue et partagée !
    Et en plus, qui se lit bien.
    Effectivement, avec toute cette histoire, certains vont en profiter pour augmenter leurs tarifs mais peut-être pas tout le monde parce que le risque a toujours été et reste omniprésent finalement.
    Alors, pourquoi vendre un lien plus cher sous prétexte de cette dernière histoire de Buzzea ?
    Je vais prendre l’exemple d’un poivron( ne me demandez pas pourquoi, je viens de dîner alors un exemple culinaire m’est venu en tête).
    On sait tous qu’il est indigeste mais on en mange quand même (ou pas).
    Puis un jour, on va en manger une fourchette de trop et là, ce sera « cauchemar aux toilettes ».
    Au final, son prix au kg ne va pas augmenter sous prétexte qu’on a passé un sale quart d’heure sur le trône !

    Répondre à Cynthia Castelletti
  6. Ah mon dieu le commentaire sont en Dofollow – je prends des risques la ;) 

    plus sérieux – ton article est très juste – et je pense que tout le monde devrait arrêter l’hypocrisie que ce soit GG, Buzzea, les bloggueurs, dans une certaine mesure les annonceurs et enfin les SEO qui jettent le pavé sur les autres – nous avons tous nos parts de responsabilité dans cette affaire. 

    Comme tu le dis c’est pas ça qui va arrêter l’achat de lien – juste les choses vont se faire mieux et plus discrètement et pour plus cher … Google a encore une fois réussi a souffler un vent de panique chez tout le monde – de l’esbroufe mais bon tant que ça marchera

    Répondre à Le Juge
    • Merci :)

      Plus sérieusement, tu sais qu’on m’a demandé aujourd’hui de retirer un lien ancré sur un commentaire qui lui, était en nofollow ? (eh oui, chez moi il faut plusieurs commentaires approuvés pour entrer dans la zone dangereuse). 

      Je pense que Google a fait plus que du bluff : il a cassé facilement toute une partie du marché, la plus amateur et mal informée. Ce qui permettra sans doute à de nombreux petits sites dans le même créneau (les aventures de vacances de Papy Mougeot) de mieux ranker, ça nous débarrassera aussi d’un certain nombre de sites « je suis une blogueuse professionnelle et j’me la pète »

      (Je n’ai rien contre les blogueuses pro, hein… les vraies )

      Répondre à Marie-Aude
  7. Hello,

    très bonne analyse de l’effet Buzzea ma chère M-A ! ;-)

    J’étais un peu perdu dans ce Buzz mais ton article m’a fait comprendre les tenants et les aboutissants de cette affaire.

    M’est avis que le temps où la fin de la prohibition made by Google arrivera, cela sera sûrement le temps de la déchéance du lien (pondération) et l’avènement du Search « Social ».

    Nous avons déjà un aperçu avec la mise en place de « Search Plus Your World » dans les SERP…

    Alors on dit quoi : merci Google+ ?! :-/

    Répondre à Nicolas Augé
  8. Hello,
    Un lien web est PAR DEFAUT en follow, il ne faut pas prendre le problème à l’envers (c »est à dire comme Google et se fustiger avec maints coups de fouets – le SEO maso sur lequel j »écris depuis un moment).

    Il faut arrêter de se morfondre, bon sang de bonsoir, le lien c’est le web, sans lien pas de moteurs de recherche !

    Je me contrefiche de savoir si certain(e)s ont abusé du lien, tout ce qui compte, c’est qu’une entreprise (GG) se place comme juge et parti pour refaire les règle d’internet qui existait AVANT elle et qui lui survivra. Pourquoi abdiquer ?

    Répondre à Yann
  9. Je trouve que google a bien joué le coup dans sa communication en s’attaquant au réseau Buzzea (qui était une cible facile au passage) Dorénavant google ne fait pas que « trembler » les seo’s mais le grand public … 

    Toutes ses histoires montrent bien qu’ils sont incapable de gérer leur algo correctement et de faire des exemples plutôt que des améliorations. En tout cas ils sont sur la bonne voie et la délation va s’intensifier amha …

    Répondre à Pierre
  10. Je ne vois pas où est la révolution, dans cette histoire… Je n ele dis pas pour toi, Marie-Aude, mais pour l’ensemble de cette polémique sur un fait connu, reconnu, rabâché depuis que je fais du SEO : Google fait ce qu’il veut puisqu’il a le monopole du bizz de la recherche ? je ne comprends donc pas de quoi on s’offusque encore… C’est comme de se demander pourquoi la « crise » n’en finit pas en Occident, sachant que ce sont peu ou prou les mêmes qui gouvernent.
    Pour autant ton article est simple, clair, concis, et rien que pour ça, bravo et merci !

    Répondre à Vince
  11. @ Vince, il n’y a pas de révolution, comme tu le dis c’est connu, archi connu « depuis que tu fais du SEO », mais là Google a enfin réussi à sortir sa comm du cercle des SEO et à toucher des gens qui ne savaient même pas ce qu’était le no-follow. 

    Avec cet effet de masse, ça va plus changer la donne : les liens dofollow vont être statistiquement nettement plus rare, il va falloir avoir encore plus de no follow dans nos profils de liens, etc etc etc

    Merci pour ton passage et ton comm 

    @ Nicolas je suis d’accord avec toi, il est plus que temps d’investir le social. Mais là encore les dés sont pipés, car énormément de gens ne vont pas le faire, ne peuvent pas le faire, etc… donc il y a quand même beaucoup de secteurs où cela ne sera pas possible, ne serait ce que pour garder des Serps de qualité correcte.

    Répondre à Marie-Aude
  12. Google lance des campagnes de dissuasion, décore certains, pénalise d’autres. Bref, c’est un champion de la communication.

    Répondre à Yassine
  13. J’adore ton parallèle avec la prohibition, voir aussi la série produite par Scorcese, Boardwalk Empire, pour ceux qui aiment cette époque.
    Et pour Google, ça fait partie du jeu de mettre les pieds dans le plat, ici pour faire peur à la ménagère de moins de 50 ans, pardon, la blogueuse mode de moins de 80 de Q.I.! Son talon d’Achille (à Google) restant l’importance accordée au backlink …

    Répondre à Samuel
  14. Ok donc google pénalise un réseau de site français, hier ils font une week google et il a un invité qui est journaliste (3M de follower sur google +) , et lorsqu’on va sur son site on tombe sur blog ads qui fait la même chose apparemment, ils vendent des liens en dofollow. y’a un espace annonceur, et un espace editeur.

    si tu me permet un lien

    http://www.love-moi.fr/2014/02/buzzea-vs-buzzmachine.html

    Répondre à jessyseonoob
  15. Ce n’est pas très original mais, merci pour cette excellente lecture ^^

    L’acquisition de lien est clairement l’activité la plus chronophage en référencement (même si l’on peut essayer d’en automatiser une partie) et la chasse aux liens factices de Google y contribue en effet puisque les « bons spots » se font de plus en plus rares.

    Maintenant je pense que le netlinking a encore de beaux jours devant lui et je doute que les réseaux sociaux soient des indicateurs capables de le remplacer. Ca paraît peut-être bête mais si je veux l’avis ou un conseil de mes connaissances je leur demande directement, je ne passe pas par un moteur de recherche pour me le retranscrire.

    Répondre à Loïc
  16. C’est normal que ce type de réseaux se fasse finalement taper sur les doigts. Il faut avouer que Google avait communiquer pas mal de mises en garde à ce sujet.
    Après, je suis d’accord avec ta conclusion, cela ne va pas endiguer le commerce de liens, cela va juste le rendre plus opaque, plus onéreux.

    Répondre à Aurélien
  17. Je penses que l’action de Google est un gros coup de semonce afin que des « choses » comme buzzea ne puisses plus sévir sur le net. Dans sa politique de clarification (le contenu est roi), il était logique que cela arrive. Maintenant, je penses qu’il ne sert à rien de paniquer : la vente de liens perdurera sous le manteau effectivement. Tout les 6 mois google dit qu’il y a des trucs à pas faire (EMD, liens factice…), j’ai fait une chute très sérieuse il y a quelques mois suite à des ancres trop optimisé, je n’ai touché à rien… j’en suis revenu.
    le plus gênant à mon avis est que c’est la France qui est la cible actuellement, peut-être parce que la France s’occupe trop de Google (CNIL, FISC…).

    Répondre à michael
  18. Finalement ce n’est pas si mal.
    Non seulement plus personne ne fait de lien, mais en plus ils les enlèvent.
    Génial ! Ca va faciliter le taf de ceux qui savent fabriquer du « naturel ».

    Il n’y a que le karma du métier qui devient lourdingue. C’est chouette d’avoir plein de devis, mais faire le pompier est moins sympa que faire le jardinier.

    Répondre à Laurent Bourrelly
  19. « dans la mare » ? « dans la marre » ?
    Moi qui suis assez vieux pour avoir découvert un petit moteur de recherche qui montait face aux géants de l’époque (Lycos notamment, qui se souvient de Lycos) ou il fallait expliquer aux amis et à la famille de le tester et de le mettre en favori parce qu’il bottait le cul aux concurrents de l’époque, je rigole quand je vois les protestations antiGoogle. Google est en situation de quasi monopole pas parce qu’il n’y a pas de concurrence mais parce que la concurrence ne fait pas aussi bien en terme de résultat. Rien n’empêche une équipe de monter un moteur de recherche plus performant : Google disparaitrait alors aussi rapidement qu’il est monté – ou se recyclerait. Google est aussi puissant parce qu’il est efficace. Donnez moi un moteur de recherche alternatif qui fasse aussi bien et je l’adopte illico.

    Répondre à Li-An
  20. Bonjour,

    J’ai également aimé l’analogie avec la prohibition mais au risque de bousculer une pensée unique qui n’est pas systématiquement fausse mais qui généralement tourne en rond, ne croyez vous pas que : bien que hautement pertinent, Google dans sa position de monopole, est en train de « lisser » ses résultats de recherche ?

    Je ne parle pas des blogs complètement « crades » du style mot1-mot2-mot3-mot4-mot5.com :) ou de Buzzea qui a joué, qui a gagné et qui a perdu, mais bien plus les petits sites qui auront bien du mal à survivre après tous ces dégraissages de Google. Car le géant des moteurs de recherche ne fait pas dans la philanthropie. Non. Il développe Google+ qu’il fera, peut être, un jour payé !? Il investit un max dans sa stratégie Adword. Il élimine les commentLuv en criant au loup. Il rachète une plateforme de Blog. Il rachète une plateforme de vidéos. Il nie l’existence du Nseo puis se ravise. Bref un Ogre qui cherche a écraser les « méchants » sans s’apercevoir qu’il piétine en même temps les petits : dans une guerre on appelle cela dommages collateraux.

    Mais le pire c’est que les gros cerveaux de Google ne savent toujours pas évaluer la qualité sémantique d’un article ou d’un site ! et pour cause la machine est évoluée mais elle ne le sera pas à ce point avant 100 ans ou plus … enfin si l’humain tient jusque là.

    Bref, pour moi Buzzea n’est que l’arbre qui cache une forêt bien plus dangereuse et le web idéal ne pourrait exister qu’a la seule condition qu’un humain puisse l’évaluer : impossible avec ces milliards de pages. D’ailleurs dans ces milliards de pages qu’est ce qu’il y a comme « référenceurs » et « agences de référencement » de pacotille. Je préfère de loin lire le blog de la » ménagère de moins de 50 ans » ou de « la blogueuse de mode » que tous ces coqs qui présument de leur QI en vendant du laiton pour de l’or. :)

    Ne vous méprenez pas, Google est réellement le moteur le plus pertinent je hurle des résultats de yahoo quand j ai le malheur de faire une recherche) mais le géant pose de sacrés problèmes : il devient le Apple des moteurs de recherche. Il nous vendra à son tour la 4G en nous disant que la 4gs est mieux, puis viendra la 5G (qui singera la 4Gs – pas pu m’empêcher) etc etc.

    Mais le pire du pire ce sont ses résultats orientés : en gros si vous aimez la pizza aux anchois, il vous resservira les sites de pizza aux anchois, encore et encore, sans même vous donner le choix d’une pizza parmiggiana. Mais là je m’éloigne carrément du sujet … :)

    Répondre à coco
    • Mon expérience est la suivante : je gère de nombreux petits sites pour moi ou mes clients. Jusqu’à maintenant ils n’ont pas souffert des algos de Google. Ils ne font pas 50.000 visiteurs par jour, mais ce n’est pas le but non plus. C’est faisable, mais ça n’est plus faisable « en amateur » comme ça l’était avant. Et de toute façon, ça fait au moins 5 ans que je le répète, il est suicidaire de fonder une stratégie de trafic sur Google uniquement. 

      Quant à l’appréciation de la qualité sémantique d’une page… cela fait des années qu’on chante que la machine n’atteint pas le niveau de l’humain. Ce qui est certain, c’est que la machine ne fonctionne pas comme le cerveau humain, mais quand on voit l’histoire de la recherche, et qu’on se souvient des résultats d’il y a deux ou trois ans, c’est loin d’être si mauvais que cela. L’évaluation humaine n’est pas « meilleure », elle est différente, selon des critères moins objectifs que ce que fait une machine. Comment par exemple rester passionné par un sujet quand on lit la cent cinquantième page dessus ? 

      Vous lisez ce que vous voulez, y compris il me semble, des blogs de référenceurs :D Personnellement, en tant que prestataire de service, je ne cherche pas à changer le monde. L’omniprésence de Google est un fait, mais je n’utilise pas gmail. Quand je bosse pour positionner un site, la considération philosophique sur l’avenir du monde du search ne m’intéresse pas, en revanche, arriver à tirer parti des patterns du moteur, oui.

      Répondre à Marie-Aude

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