Peut-on former un SEO en quelques jours ?

J’ai la chance, en ce moment, d’avoir un visiteur anonyme qui laisse des commentaires remarquablement intéressants sur mon blog… en particulier celui-ci, que je vous invite à lire dans sa totalité, ainsi que le précédent.

« Ça c’est du comm » et c’est surtout une explication du métier de « SEO » qui donne envie de rebondir et de développer presque tous les points.

Maintenant, je lis un peu partout qu’il est possible de se former en SEO en quelques jours. C’est faux. C’est impossible. Il m’a bien fallu un an au départ pour cerner (je ne parle pas de maîtriser) l’ensemble des techniques. Puis avec le temps, en montant des projets, j’ai affiné celles-​ci. Les 4 dernières années, j’ai pu y ajouter un peu de talent, c’est à dire de la créativité, face au moteur de recherche ou au public visé. J’ai abordé énormément de notions qui n’ont rien à voir avec le SEO. Exemple : si tu veux lancer un site basique qui va comparer des processeurs de PC entre eux (genre CPUboss), il faut au moins connaître 75% du sujet traité. Donc tu comprendras aussi que le SEO est curieux, avide de culture générale, il passe les barrières linguistiques s’il veut se développer…

Le SEO n’est qu’une facette de ce que j’appelle la génération de trafic, et qui est mon métier. Cela en reste une composante essentielle. Et je souscris à 200% à ce qui est dit. Il y a deux choses fondamentales qui sont dites ici :

  • il faut du temps pour maitriser les techniques
  • il faut sortir de sa boite mentale

C’est la même chose dans tous les métiers.

Sortir de sa boite, de son cadre de référence, c’est ce qui permet de voir sous un autre angle les techniques qu’un certain nombre de gens maitrisent aussi bien que vous.

C’est surtout ce qui permet de sortir des sentiers battus parcourus par tous ceux qui cherchent les mêmes mot clés de niche avec les même outils, vont monter les mêmes blogs à dix ou cinquante articles optimisés à peu près de la même façon.

Du temps pour maîtriser la technique

L’approche SEO ne peut être qu’empirique

Le temps n’est ni l’allié ni l’ennemi du SEO, il est la base même de son activité. Le SEO peut choisir entre un référencement rapide, qui ne tiendra généralement pas longtemps (mais peut-être profitable), et un référencement étalé sur plusieurs mois qui est plus pérenne.

Le temps est un facteur de complexité en lui même. C’est pour cela que les concours de SEO sont rarement un reflet de la réalité, et que des techniques qui marchent en concours peuvent produire des résultats nettement moins bons IRVL (dans la vie virtuelle réelle).

Le temps rajoute une multitude d’effets papillons : de nouveaux concurrents, un buzz sur un sujet voisin, une source de liens qui chutent. Tout cela perturbe l’analyse. Aucun de nous n’a les moyens des labos Google, même si certains font des analyses poussées. Dans nos tests, nos suivis, il faut travailler « en simplifiant », en considérant certaines choses comme négligeables, et surtout, en ignorant une bonne partie des facteurs.

C’est clairement « sub-idéal ». Mais c’est la règle du jeu. Tu apprends en faisant, et tu n’as pas de mode d’emploi précis, donc il faut faire beaucoup.

Les techniques sont multiples

Homme Orchestre

Ça c’est du SEO

Le métier de SEO demande de maîtriser un ensemble de techniques qui ne se maîtrisent pas en trois jours.

L’ensemble des langages de programmation web sont la base : HTML, CSS, JS

Parce que c’est le langage de communication avec les moteurs. Les données envoyées aux robots sont présentées comme ça. Si on ne connaît pas les marqueurs, comment on peut les utiliser, comment on s’en sort ?

Quand on produit un code pourri, surchargé, c’est la performance qui trinque. Il y a 4 ou 5 ans, ça ne comptait pas vraiment pour le positionnement (mais pour faire fuir le visiteur), maintenant ça compte aussi.

Une petite erreur de code, et on peut générer des milliers d’urls factices

Le php (ou asp ou Ruby ou Python ou Symfony, bref le côté serveur)

Personne ne gagne de course sans tuner le moteur. C’est encore plus important que les langages front-end, car c’est tout ce qui va permettre de travailler sur la préparation des contenus, les metas, voir des choses moins clean (le cloaking). La sécurité du site y est liée aussi (faut-il rappeler qu’on ne pirate pas un site statique HTML sans avoir accès au serveur ?)

Et puis il y a tous les outils, scrapping, publication automatisée, suivi des liens de la concurrence, blabla…

La gestion serveur

Réécriture, redirections, masquages de dossiers « confidentiels », cloaking, déménagement de sites, performance, sécurité…

L’analyse

Toutes ces données qu’on récupère, ces suivis de positionnement, il faut bien « voir ce qui se passe », au delà de la simple satisfaction égocentrique de voir son site monter ou descendre. Être un bon mathématicien, maitriser les outils, trouver les causalités, et ne pas les confondre avec des corrélations, tout cela demande un peu plus de quinze jours…

Analytics demande de savoir placer les marqueurs, faire des suivis de campagne, etc…

La synthèse

Même si nous n’avons pas les serveurs de Google, ne pas se laisser déborder par les données et en extraire l’important demande de l’expérience (et donc du temps), de l’organisation aussi…

L’ergonomie et le graphisme

Parce qu’il ne suffit pas de faire venir les visiteurs, il faut aussi les retenir, ou placer ses pubs au bon endroit

L’écriture pour le Web et l’écriture tout court

Ça va sans dire mais ça va mieux en le disant, non ?

L’homme orchestre hyper doué en tout n’existe pas bien sûr

Il est évident qu’un homme seul ne peut pas être excellent en tout. Mais il doit avoir une maîtrise suffisante de l’ensemble des techniques pour comprendre comment elles interagissent, et gérer les prestas / employés / spécialistes. Et tout ça prend du temps, surtout dans un contexte où la matière à maitriser est « cachée » en partie par le principal moteur.

Sortir de la boite

Une fois qu’on a compris le truc, on n’est pas le seul. Une niche rentable reste rarement cachée. Il y a la concurrence. Ceux qui étaient là avant. Il n’y a pas beaucoup de sujets qui n’ont pas déjà été traités sur le web, pas beaucoup de produits qu’on n’y vend pas.

Sur le web et dans la vie réelle, il y a trois stratégies qui peuvent marcher :

  • le précurseur, l’original, celui qui en donne plus
  • le me-too, ou « trucmachin-like »
  • le « je suis moins cher »
  • (et une quatrième dans la vie réelle, mais qui ne marche pas sur le web : je ne suis rien de tout ça mais je suis le seul à 50 kilomètres)

Le moins cher est une option, difficile à tenir sur le long terme, mais jouable.

Le me-too va tomber dans le marigot des autres me-too…

Reste l’original. Celui qui a pensé au truc différent, à l’argument autre, qui va chercher les clients différemment, qui leur propose un autre discours.

On est, stricto sensu, en dehors du SEO. Mais on y revient, car l’original aura souvent des mots clés un peu différents, de liens spontanés.

Le SEO est mort ? Non, bien au contraire. Il évolue.

Beaucoup de « SEO » meurent en route, par contre. C’est la fin du Far-West.

Personnellement, je suis bien contente d’être arrivée avant, à une époque où on pouvait se référencer à coup de ALT+U, ALT+T , ALT+W… Où on pouvait prendre le temps d’apprendre, tout en ayant quand même des résultats rapides.

Le SEO n’est pas mort, il est plus compliqué, et il n’est plus tout seul. Le référenceur non plus. Je crois de moins en moins qu’on peut, aujourd’hui, faire du SEO en travaillant sur un seul site.

(L’horloge photographiée dans une école abandonnée est une photo sous licence CC BY NC de Adam Sacco et l’homme orchestre est une photo sous licence CC BY NC SA de Mads Johansen)

24 commentaires

  1. C’est beau, de voir le début de la fin de l’ère des SpamCo et la qualité des commentaires remonter….
    (Ce qui n’inclut pas le mien…)

    Répondre à Jeanne5
  2. Devnosite75 Auteur septembre 4, 2014 (3:54 )

    Excellent. Je ne pensais pas que mes quelques commentaires allaient être l’objet d’un article. Flatté. :D

    L’idée globale actuellement est de faire croire que le SEO est une succession de techniques. Par exemple, chez les « blogueurs pro », on trouve des listes où il faudrait installer tel plugin, utiliser aweber, etc. Et il en va de même pour certain(e)s SEOs reconnus sur le web parfois. Le débutant pensera en lisant ces articles qu’il faut appliquer telle chose pour avoir un résultat. Parfois ça marche, comme partout. Mais souvent ça ne marche pas. Tu peux prendre 10 abonnements à SEMrush, si tu ne sais pas l’exploiter de manière réfléchie tu ne sauras toujours pas où sont les bonnes niches et les bons mots clés. Le comparatif que tu fais à propos de l’homme orchestre est excellent. Les techniques ne se succèdent pas : tu les fais s’imbriquer entre elles. Avec tout ton attirail tu crées ta musique. 

    Il y a toute sorte d’approches dans ce métier. Je m’étonne que beaucoup n’en ont aucune. Il y a une consommation impressionnante d’articles sans jamais retirer d’enseignement global chez certains. Personnellement, j’ai une approche très claire de la manière de faire qui m’est très personnelle. Par exemple, mon parti pris est de partir positivement sur toutes les techniques possibles et imaginables, y compris celles réputées comme étant les plus pourries (annuaires, CP, réseaux, link wheel, achat de liens, de NDD, spin, spin bouillies… à priori je prends tout). Ensuite, là dedans, je choisis les techniques dont le compromis qualité/coût sera le meilleur. Ca veut donc dire que pour moi tout le baratin actuel qui vise à bannir une forme de référencement est obsolète. C’est mon partie pris. Je sais par expérience que les CP ne sont pas morts, par exemple. Mais je sais aussi qu’il faut pas mal de temps pour constituer des listes intéressantes de sites viables à moyen terme. 

    Il y a un consensus mou sur des choses moisies qui me sidèrent dans ce métier. Ca fait 5 ans qu’on tourne en rond dans les articles SEO francophones (heureusement pas ici). Ce sont les mêmes choses qui ressortent à chaque fois. Il y a des aspects bien plus important que les techniques en elles mêmes. Par exemple, je ne lis jamais rien sur la rentabilité réelle d’une technique. A un moment le spin était à la mode. TOUT LE MONDE en parlait. Mais le peu de gens qui savaient tourner la chose de manière rentable a fait qu’on la dénigre aujourd’hui. Pourtant, à l’époque, on disait qu’avec de l’entraînement on pouvait atteindre un rendement excellent. Aujourd’hui, c’est le siloing qui est à la mode. Jamais on ne nous parle de la rentabilité d’un tel linking interne, tant il pose des contraintes fortes en terme rédactionnel, structurel et temporel(et je ne parle pas de l’efficacité réelle de la chose pour certains types de sites, c’est un autre débat).

    Quand on a fait le point sur sa propre manière de voir le SEO, je pense qu’il faut s’extirper du métier lui-même. Concrètement, on va définir plusieurs modus opérandi globaux qu’on adaptera à chaque projet pour la facette SEO. Reste toutes les autres facettes du projet : rédaction, acquisition de légitimité, attraction de trafic qualifié, développement, monétisation, déploiement sur les plateformes mobiles, gestion des prestataires, etc. Quand on fait le compte, sur un projet moyen, la partie SEO peut ne représenter que 15% du job. 

    Petit point de digression. Ce métier n’est plus du tout une martingale. Il a pu l’être. Il l’est encore pour un temps pour les plus anciens et quelques chanceux. Mais pour les nouveaux, c’est un vrai métier risqué. C’est extrêmement chronophage de commencer dans ce métier. Quand je dis que j’ai mis un an pour cerner le SEO, j’avais déjà créé pas mal de sites sous Joomla à l’université avec un certain perfectionnisme (ce qui m’a permis de comprendre plus rapidement le fonctionnement des CMS par la suite, puis de pouvoir aborder les créations « from scratch » 3 ans après mon début dans le SEO via des prestataires). J’étais déjà habitué à pas mal de termes. De plus, aujourd’hui on ne peut plus se contenter du temps (j’ai commencé avec quasiment 100% de ressources gratuites, mis à part les thèmes). Un simple plugin comme WP Rocket coûtera 30 euros par an par site (certains ne font pas l’effort), auquel on ajoutera une succession des meilleurs plugins sur CodeCanyon, des thèmes « premium » sur themeforest, des licences de forum, etc. Sans compter le coût du temps lui-même. A un moment donné, on doit se poser la question : est-il plus rentable pour moi de bosser 14h par jour à créer des contenus attratifs et faire du SEO pour un site qui rapporte 1000 euros brut par mois ou vaut-il mieux rechercher un emploi classique ? 

    La réalité c’est que dans ce métier seuls les meilleurs et les plus assidus se détachent et arrivent à performer en terme de revenus pérenne à moyen terme. Et ça, on le dit trop peu souvent. 

    Merci pour la citation et les éloges. Si j’ai mis du temps à répondre c’est surtout parce que les articles sont super bien travaillés ;)

    Répondre à Devnosite75
    • Devnosite75 Auteur septembre 4, 2014 (6:12 )

      Wouw, je me relis. Désolé pour l’orthographe, j’ai pas dormi de la nuit. Encore un truc qu’il faudra expliquer aux tenants de la semaine de 4h. 

      Ps : Tu connais Max Piccinini (si tu pouvais crypter son nom pour ne pas lui faire de pub), catalyseur de talent ? Je viens de le découvrir. Il est gratiné et est entré, apparemment dans la sphère des arnaqueurs pros du web en janvier.

      Répondre à Devnosite75
  3. Qu’est-ce qu’un SEO ?
    Un SEO est une personne qui passe son temps à s’adapter, ou essayer de s’adapter, aux règles de google. Si google bouge un poil, un troupeau de SEO va en direction de ce poil. Le SEO a certainement de bonnes raisons (commerciales) de faire ce qu’il fait ; vu de loin, ça prête à sourire, ou c’est un peu triste, selon l’humeur du moment…

    Répondre à Cristophe, blogueur non influent
  4. J’ai du mal à comprendre cette dernière phrase « Je crois de moins en moins qu’on peut, aujourd’hui, faire du SEO en travaillant sur un seul site. »

    Que voulez-vous dire exactement ?

    Répondre à Sekai
    • Que la compréhension de la façon dont Google fonctionne passe par des comparaisons, des tests, et donc par le fait de travailler sur plusieurs sites, soit les siens, soit ceux de clients. La personne qui démarre aujourd’hui doit avoir plusieurs sites, différents, sur lesquels elle va tester des choses.

      Répondre à Marie-Aude
  5. Pour ma part essayer de devenir un bon référenceur passe par différentes phases.
    Tester, travailler avec d’autres référenceurs, être confronté à une problématique, essayer comprendre le fonctionnement des moteurs, être curieux… Ce n’est pas forcément l’acquisition de nouvelles connaissances qui feront de vous un meilleur SEO mais plutôt des actions, des réflexions, des tests etc. Un petit retour sur votre évolution peut-être assez bénéfique également, encore une fois ça permet de garder les pieds sur terre. Car nul peut prétendre maitriser à 100% les algos de recherche.

    Répondre à NinjaLinker
  6. C’est vrai que les commentaires intéressants sont de plus en plus rares, comme si les référenceurs/SEO étaient incapables d’aligner 4 lignes constructives. A moins qu’ils n’aient peur des sanctions du Grand Google Omniscient. Ou encore, à moins qu’ils ne pensent qu’un lien en commentaire n’amène plus rien… Laissons-les penser ça. « Think of the box » : là encore, peu de professionnels de la visibilité web pensent en dehors des sentiers battus. Et finalement ça se comprend : après avoir été encouragés à lire et échanger des « bons plans » qu’il suffisait d’appliquer pour qu’un site ranke, aujourd’hui la donne n’est plus la même.

    @ Devnosite75 : Je cite « Par exemple, je ne lis jamais rien sur la rentabilité réelle d’une technique. » Amha c’est normal, car (comme évoqué par M-A lorsqu’elle parle de la nécessité de ne pas travailler que sur un seul site) la technique qui fonctionnera bien pour un site donné ne s’avèrera pas toujours efficace pour un autre !

    Quant à évaluer le critère « rentabilité » lui-même, si on se place du côté du ration temps passé / CA généré, on est souvent très loin du compte en référencement naturel. D’où l’intérêt pour les techniques d’automatisation, que beaucoup ont adopté, mais avec des succès parfois mitigés.

    Vous mentionnez le spin, et je peux vous dire qu’il n’est pas moribond, bien au contraire. Reste que là encore, ceux qui passaient un texte à la moulinette avec un logiciel gratuit se sont vite fait (mal) remarquer. Le niveau d’exigence augmente, là aussi. Les bouillies, on peut toujours en lire des kilomètres sur les réseaux sociaux utilisés en n-tiers genre Tumblr, mais pour les sites « visibles », il faut du plus élaboré > montée en compétence du métier.

    Votre constat est juste amha concernant le siloing, et là encore dépend directement de l’effet moutonnier d’une partie de la communauté SEO francophone. 

    Quant à celui qui ferait partie de la sphère des « arnaqueurs pros du web », bizarre d’en parler si vous ne souhaitez pas lui faire de pub. Pour un qui tombe, 10 apparaissent chaque jour, et bien souvent qui étaient des sympathisant ou des fans épris, et qui ne rêvent que de déployer leurs ailes à leur tour…

    Ce n’est pas facile de devenir SEO, et ce qui était une affaire de passionnés est devenu, comme le dit @ Devnosite75, » un vrai métier risqué ». L’environnement est de plus en plus instable…

    Répondre à Yann
    • Devnosite75 Auteur septembre 5, 2014 (12:48 )

      Salut,

      Je me suis peut-être mal exprimé. Je voulais justement dire que ces techniques ne sont pas à jeter à la poubelle à priori. J’utilise le spin comme vous. Seulement certains l’ont jeté à la poubelle (selon leurs articles) parce qu’ils ont considéré que la technique était useless, car chronophage (pour eux). Partant de là, on nous a ensuite abreuvé d’un discours sur le fait que Google le détectait très facilement, même pour les très bons spins. Ce qui donc permettrait de remonter les réseaux. Prétexte. Je demande encore à voir. C’est en cela que je dis que je ne trouve pas d’article sur la véritable rentabilité des techniques. Souvent, on lit des choses qui ramènent simplement à l’incompétence du SEO en la matière. 

      Pareil, ces derniers temps on a beaucoup parlé de linkbaiting. Parce qu’il est évident que si on exclut les annuaires, les CP et les spamco, il ne reste pratiquement plus rien aux débutant pour faire du référencement. Au début on a monté en mayonnaise une sorte de mode autour de la « technique » (qui n’en est pas une d’ailleurs). Puis on l’a dézingué parce qu’elle n’est pas adapté à tout. Rares sont les articles nuancés qui fixeraient les pré-requis pour la mise en place d’un linkbaiting. La nuance est devenue rare.

      Par ailleurs, pour les arnaqueurs pros du web, j’en parle parce qu’il peuvent se retrouver facilement ici. Je crois que l’article est un peu fait pour cela. Je ne fais pas leur pub, malheureusement, ils la font très bien eux-même. Je voulais juste exprimer à ceux qui pourraient nous lire le fait qu’ils partent sur une route bien naze. Peut-être aurais-je du mieux formuler. A vrai dire je dormais à moitié en écrivant ce commentaire ;) 

      Note pour plus tard : allez voir votre blog.

      Répondre à Devnosite75
  7. Bonjour,

    Je lis depuis quelques semaines maintenant ton blog Marie-Aude. Merci pour ces derniers articles et ces commentaires qui traitent avec beaucoup de réalisme le métier de SEO.

    Pour ma part, je me suis lancé en profondeur dans le SEO depuis maintenant quatre mois et ce billet me conforte dans l’idée qu’il faut aborder le sujet avec beaucoup de patience, de persévérance et d’humilité.

    Devnosite, tu as un blog ?

    Répondre à Pierrick
    • Devnosite75 Auteur septembre 5, 2014 (3:11 )

      Non, pas du tout. Mais je suis en train de considérer l’idée. Avoir un blog ça veut dire, à court ou moyen terme, se découvrir (sur son identité véritable). Or, j’ai tendance à penser qu’un SEO, à partir du moment où il gère plus d’un site doit gérer des identités multiples. 

      Encore un truc qu’on ne dit jamais. Les débutants se lancent pratiquement tous sous leur véritable identité. On leur fait peur à propos des mentions légales. Souvent quand tu fais une daube au départ, mieux vaut ne pas l’avoir comme casserole pendant des années. Surtout si tu as Marie-Aude à ta recherche :p .

      Concrètement ça veut dire :
       – Travailler sous VPN (et pas forcément du VPNtunnel ou du hydemyass ; un client léger chez un particulier ou un pool d’entreprises c’est encore mieux, même si ça nécessite un certain niveau d’organisation… et de l’argent à claquer),
       – Acquérir ses NDD sous une identité fictive,
       – Repartir avec de nouvelles identités sur les réseaux sociaux pour chaque site, sans croiser les liens,
       – Avoir un serveur par bloc de sites (changer d’hébergeur),
       – Avoir une structure légale qui permette de ne pas être identifié sous ton nom (auto-entreprise à éviter donc). 

      C’est politiquement incorrect ce que je viens d’écrire. Je pourrais ajouter d’autres choses, mais on rentrerait totalement dans l’illégalité. La morale voudrait qu’on ne fasse pas ça. Par contre, l’éthique oblige à déclarer correctement ses revenus et donc payer l’impôt.

      Répondre à Devnosite75
      • Je pense que tu peux créer ton blog vu ton discours très pertinent !!

        Merci pour ces conseils sur l’anonymat et le cloisonnement des sites, je suis en train de bosser dessus justement.

        Mais d’un autre côté, il vaut mieux se traîner une casserole qui date de sa période débutant que l’inverse. Marie-Aude et toi l’aviez dit : le SEO c’est empirique, même en essayant de minimiser ses erreurs au début, je pense qu’on en fait tous quelques unes malheureusement…

        Tiens-moi au jus quand tu ouvres ton blog !

        Répondre à Pierrick
        • La question de l’anonymat est très importante. Que tu choisisses de faire ta vie professionnelle sous un pseudonyme ou pas, il faut aussi penser à l’aspect « vie privée », c’est important de cloisonner totalement (ce que je n’ai pas fait, car je suis arrivée sur le web en simple particulier)

          Répondre à Marie-Aude
  8. Faire juste du Netlinking c’est pas bien compliqué. La ou l’expérience va primer c’est surtout sur la reflexion, au sens large, que le webmaster va avoir sur le SEO.
    Il faut sans arrêt chercher à comprendre comment cela fonctionne, car Google évolue rapidement.
    Juste suivre les techniques des autres signifie avoir toujours un wagon de retard.

    Hors, le SEO c’est tout le contraire. Il faut être en avance sur Google.

    Répondre à Baptiste
  9. Bonjour Marie-Aude,

    En parlant de seo, j’aurais voulu connaître ton opinion sur la constitution pour un site d’une page d’accueil statique de 800 à 1000 mots avec présentation du site ou bien une page d’accueil avec les extraits des derniers articles ?

    En terme de référencement, on voit partout écrit qu’une page d’accueil dynamique (extrait des derniers articles) serait mieux ou que les moteurs de recherche les préféreraient à une page statique.

    De mon côté, avec ma petite expérience, il me semble avoir un meilleur et plus rapide référencement avec une page d’accueil statique avec un bon article de présentation du site, les bons mots clés intégrés, la balise h1 et h2 en sous titres…

    Quel est ton avis sur cet aspect, accueil statique ou dynamique en terme de référencement ?
    En te remerciant
    Philippe

    Répondre à Philippe
    • Bonjour Philippe (au passage, j’ai supprimé l’ancre keywordkuvienne dans ton nom pour les raisons expliquées en dessous du formulaire de commentaire). Il n’y a aucune règle… tout dépend du site, de l’activité, du blog :)

      Répondre à Marie-Aude
      • Tu n’as pas de retour d’expérience de ton côté à ce sujet ?
        Je suis septique pour les pages avec extraits d’articles pour la prise en compte des bons mots clés que tu veux mettre en avant.
        Enfin c’est juste mon avis !

        Répondre à Philippe
        • J’ai les deux versions, et les deux versions fonctionnent bien. Tout dépend de l’ensemble du site, en fait, de la construction de la page d’accueil. Pas possible de donner « une » règle absolue

          Répondre à Marie-Aude
          • Vu la connaissance que tu as dans wordpress, tu devrais faire un article avec seulement 1 thème par catégorie (magasine…) que tu trouve bien construit.
            C’est à dire bien codé, bonne structure…
            Aurait tu justement un thème magasine que tu trouves bien structuré.
            Merci pour tes réponses.
            A bientôt
            Philippe

          • Je parle de thèmes au fur et à mesure de mes découvertes :) mais je ne peux pas en recommander « un ». Invicta peut-être utilisé comme thème magazine, sinon regarde du côté des thèmes de Konstantin Kovshenin

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