Quand j’ai cherché le CMS que j’utiliserai pour Lumière de Lune, je me suis heurtée à mon incompréhension totale de la doc en ligne.
Plutôt un mauvais signe, mais quand même, ne voulant pas écarter un des CMS les plus utilisés juste parce que j’étais obtuse je suis partie à la recherche d’une doc écrite.
J’avais un excellent souvenir du livre WordPress Complete chez Packt Publishing, je suis donc retournée faire mes courses chez eux, et j’ai trouvé Building Websites with Joomla! de Hagen Graf, qui portait sur la version 1.5, alors même que la doc en français sur le site de Joomla n’était pas complète.
Le seul défaut est que ces livres sont en anglais.
Sinon, je dirais que c’est un bon milieu entre les collections vraiment pour débutant (genre « Pour les Nuls ») et des livres vraiment touffus, comme pouvaient l’être les publications d’O Reilly (si tant est qu’il y en ait eu sur des CMS).
Le livre d’Hagen Graf a toute la rigueur allemande, et j’ai beaucoup souri, car quand j’ai commencé à le lire, je n’avais pas fait attention au nom de l’auteur. Et puis en me disant « quelle méthode, quelle structure », et en regardant son nom… je me suis retrouvée en terrain connu !
Il y a quelques sections à mon goût un peu inutiles, comme « qu’est ce qu’un CMS », « l’histoire de Joomla! » ou « comment installer une version locale », mais encore une fois, pour un public de non spécialiste, cela peut être utile (et je vois parfois passer de telles questions sur les forums de support… mieux vaut répéter deux fois que de sauter une étape).
Ensuite, ce livre m’a permis de comprendre Joomla!
Permis aussi de comprendre que finalement je ne me retrouvais pas dans la logique de ce CMS, et que je ne l’utiliserais pas, mais au moins en toute connaissance de cause. Écrit par un informaticien qui connait parfaitement la bête, la présentation suit les différentes étapes d’une mise en place, avec un configuration simple, puis la revue des différents menus de l’admin, avec à chaque fois le détail des possibilités.
Il y a déjà plus de contenu que dans la doc standard de Joomla!, pas sur le fond, bien sûr, puisqu’il suit le même narratif, mais justement dans les descriptions et les explications, plus claires pour quelqu’un qui vient « du monde extérieur ».
Ensuite, il passe en revue une série de modules additionnels, sans doute des grands standards, là c’est déjà un grand plus par rapport à l’immense liste de modules qu’on trouve sur le site de Joomla, difficile à filtrer pour un néophyte.
Là où j’ai commencé à être vraiment intéressée, c’est en arrivant au chapitre 13 « Faire ses propres templates Joomla! ».
Après les « bases » sur XHTML (merci je connais) on passe à travers un cas pratique, et la syntaxe de Joomla est expliquée.
Le chapitre suivant parle d’accessibilité. C’est là où je touche du doigt un autre des gros défauts du CMS, c’est qu’il a été construit à une époque où on codait en tables, et – sauf à prendre l’option de certains templates, et à faire une crois sur beaucoup de modules, – c’est encore semble-t-il son mode de fonctionnement par défaut (en tout cas c’est l’impression que j’en ai eu en surfant dans les forums).
Le chapitre suivant, à nouveau bien détaillé, sur l’écriture des modules, la programmation, me montre aussi à quel point l’utilisation de Joomla est plus complexe, dans le code, que celle de WordPress. Ce que j’ai vu là m’a donné ma réponse.
J’ai refermé le livre de PacktPublishing très contente d’avoir enfin trouvé les réponses à mes questions, que j’avais cherché en vain dans la doc officielle.
Que Joomla ne me convienne pas est autre chose…
C’est le deuxième ouvrage de leur collection que j’utilise. Et j’en reprendrais sans doute au moins encore deux, sur Drupal et sur l’intégration d’un site commerçant dans WordPress. Parce que ce sont des bonnes vulgarisations, le niveau nécessaire pour une lecture de documentation. Après, on va chercher directement dans les références détaillées. Mais cela ouvre les portes.
NB : j’ai acheté le livre sur WordPress, mais pas celui sur Joomla. Packt Publishing propose ses livres contre une revue. En revanche, je reste totalement libre de ce que j’écris.




















Est-ce que celui sur Wordpress permet à un presque béotien de mettre les mains dans le cambouis sans trop d’encombres ?